Où le Sushi prend peur

Posted by: Le Sushi in La culture du Sushi, Les psychoses du Sushi 4 Comments »

Le Sushi et sa dépression ont de petites habitudes, de petits rituels, de petites manies pour cohabiter. La dépression n’étant pas sentimentale, elle interdit au Sushi de pleurer. Ce n’est pas digne d’un Sushi. Il doit rester fort et fier et intérioriser, sa dépression l’a décidé. Et il ne faut jamais contrarier (ni tenter de droguer) une dépression si on ne veut pas qu’elle s’échappe définitivement.

Le Sushi est néanmoins persuadé que laisser quelques larmes s’échapper est indispensable à son relatif équilibre psychologique, et a trouvé une feinte qu’il a présenté à sa dépression comme un compromis, une soupape de sécurité: Ce qui n’est pas réel peut l’atteindre le temps d’un visionnage, laisser une larme couler sur sa joue est acceptable et en aucun cas une attaque envers sa dépression si les faits qui déclenchent cette larmes sont fictifs. Le Sushi a ainsi une liste de séries télévisées qu’il regarde quand il sent que trop d’émotions contradictoires cohabitent en lui. Sanglotter devant son écran est alors un bon moyen de relacher la pression.

Le Sushi a ainsi récemment rattrappé tout son retard en séries américaines et se trouva à court de nourriture lacrimale. Il se rappela alors qu’il avait pensé s’attaquer à Dexter, sans jamais le faire. Il s’installa donc devant le pilote, enroulé dans une couverture - le Sushi ne parlera pas de météo, mais le Sushi aimerait que le mois de juin ne ressemble pas à un mois de novembre - un verre de jus de citron chimique à portée de main. Et le Sushi attendit, un peu anxieux de ce qu’il allait découvrir. Read the rest of this entry »

Où le Sushi prend des gants pour manipuler des produits toxiques

Posted by: Le Sushi in Les psychoses du Sushi 13 Comments »

Le Sushi a peur, le Sushi est traumatisé, le Sushi se pose trop de questions. Son comportement lui échappe, ses réflexes ne sont plus aussi aiguisés… Sa dépression semble l’habiter en alternance. Moment de vulgarité (veuillez fermer les yeux et ne regarder que le paragraphe suivant, merci) What the fuck?

La question qu’il se pose alors est: Mais qui donc habite-t-elle le reste du temps?

Le Sushi aime à penser que sa dépression squatte une personnalité aussi perturbée que lui et que ses disparitions soudaines coïncident avec de forts épisodes dépressifs ailleurs. Le Sushi se dit alors qu’il doit faire une dépression en timeshare avec Britney Spears, depuis qu’il a songé à se raser la tête en signe de refus de la société de consommation, de solidarité avec Caïus dit le déplumé et parce qu’il est horrifié de constater qu’il commence à perdre ses cheveux. Le Sushi est parfois radical. Est-il médicalement prouvé que l’on peut faire une dépression postpartum suite à l’adoption d’un ficus?

Lors des absences de sa dépression, le Sushi connaît de grands moments d’énervement. Enervement et dépression ne font pas bon ménage, c’est bien trop fatigant. Les épisodes d’énervement sont d’ailleurs facilement identifiables: le Sushi se plonge dans des tâches ménagères afin de se vider l’esprit.

Il récura ainsi sa salle de bain de fond en comble. Et réalisa avec horreur qu’il avait un stock de shampooing digne du rayon hygiène d’un supermarché, et de moins en moins de cheveux. Sa dépression passa dire bonjour, le temps que quelques cheveux choient dans le lavabo. Read the rest of this entry »

Où le Sushi perd ses affaires

Posted by: Le Sushi in Les péripéties du Sushi 7 Comments »

La dépression du Sushi a disparu pendant les vacances. Impossible de la localiser.

Le Sushi espère qu’il la retrouvera au travail aujourd’hui.

Si vous croisez une dépression errant seule en région parisienne, merci de prévenir le Sushi en laissant la description de la chose et en laissant vos coordonnées complètes.

Récompense si vous retrouvez la bonne.

Bonne journée à tous.

Où le Sushi côtoie un alambic

Posted by: Le Sushi in La vie privée du Sushi 10 Comments »

Parfois, le Sushi se dit que sa dépression sera toujours belle et étincelante tant qu’il sera aux côtés du Sel de sa vie. Le dernier “parfois” date de quelques jours…

Le Sushi était dans une position assez critique, sa dépression étant agressée par un nouveau phénomène interne: le stress. La dépression du Sushi n’est pas partageuse, tout comme celui qu’elle squatte, elle aime prendre toute la place au lit et emplir à elle seule les pensées du Sushi. Devoir cohabiter avec un stress n’était donc pas à son goût. Le Sushi se dit donc que le Sel de sa vie devrait réussir à faire baisser son niveau de stress en lui disant des paroles douces et réconfortantes. Ou en lui disant de ne pas stresser, que c’était totalement ridicule et puéril.

Mais le Sel de sa vie avait une sortie prévue avec quelques amis, et laissa donc le Sushi seul avec son stress envahissant et sa dépression qui commençait à bouder sévère de ne plus avoir le premier rôle. Le Sushi fut stoïque, il se dit qu’il pourrait gérer la situation.

A minuit, ne voyant pas le Sel de sa vie revenir, le Sushi se coucha. Et envoya un charmant SMS du type “Bon ben t’es pas rentré, bonne nuit, je ne t’attends plus, je suis crevé et demain j’ai une grosse journée.” Tant de romantisme condensé peut effrayer certains, mais le Sushi tenta. Read the rest of this entry »

Où le Sushi devient Souchi malgré lui

Posted by: Le Sushi in Les péripéties du Sushi 4 Comments »

Hier, le Sushi s’est inscrit sur Facebook. Plus précisément, le Sushi implora So Long - avec qui il avait un échange de mails - de lui créer un compte FaceBook, le site et son ordinateur personnel étant tous deux récalcitrants à l’idée de le laisser s’ouvrir au monde. Le site en lui disant qu’on ne pouvait décemment pas avoir des parents qui vous appellent Sushi Dépressif à la naissance, son ordinateur en affichant des messages d’erreur tels que “could not open socket”. Le Sushi ne porte jamais de socquettes. Le Sushi demanda donc à So Long de l’aider à contourner ces obstacles.

So Long accepta immédiatement. Car So Long est le Bien incarné (tant qu’il n’a pas reçu l’email de confirmation, le Sushi Flattera So Long dans le sens du poil, qu’elle doit avoir doux et brillant) elle ne pouvait qu’accepter.

Après la décision sans appel sur son identité, le Sushi fut vexé. So Long l’appela donc Souchi. Il se sentit quelque peu dénaturé. Mais il comprit qu’il n’avait pas le choix. Facebook eut la délicatesse de ne pas critiquer son nom de famille. Certains sont bien pires.

Lors du recopiage du cope de validation, So Long partagea son hilarité avec le Sushi: le code à valider était “giving therapy”. Le Sushi se dit que Facebook lui envoyait un signe, mais que tel Amy et sa rehab, il dirait no no no. Il comprit alors que si So Long est le bien, Facebook est le mal. Et cela lui fit peur.

Le Souchi (que c’est laid) vous remercie de votre attention et s’en va remplir son profil. En vous souhaitant une agréable mousson.

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