fév 29
Un jour où il était allongé sur la table de son acupuncteur - qui avait convié un collègue pour l’occasion - le Sushi eut cette conversation des plus intéressantes:
L’acupuncteur: Votre partenaire vous aime-t-il?
Le Sushi ne sait pas, le Sushi hésite, le Sushi dit qu’il espère qu’au fond de son partenaire sommeille une lueur…
L’acupuncteur: Et vous, l’aimez-vous?
Le Sushi répond qu’il est certes un être torturé, mais qu’il ne resterait pas avec une personne qu’il n’aime pas.
L’acupuncteur: Le dites-vous?
Le Sushi se renfrogne et explique que ce ne sont pas des choses que l’on dit. Les penser suffit.
L’acunpuncteur: Arrêtez de tout garder pour vous, ces choses-là doivent être dites.
Le Sushi se renfrogne et acquiesce.
L’acupuncteur: De manière générale, il faut dire ce que vous pensez, que ce soit positif ou négatif. Le garder vous ronge de l’intérieur.
Le Sushi pense très fort que ses collègues de travail apprécieront sa future franchise.
L’acupuncteur: C’est avec cette personne que vous ferez votre vie, il faut co-mmu-ni-quer!
Le Sushi rit intérieurement, l’acupuncteur ne connaît pas la vision de la vie de son partenaire.
Le soir même, en se couchant, le Sushi mit en application ce conseil avisé. Quand son partenaire lui parla d’une manière un peu sèche, le Sushi ne répondit pas. Quand son partenaire lui demanda ensuite ce qui n’allait pas et s’ils pouvaient s’endormir enlassés, le Sushi répondit que non, il ne voulait pas, suite au commentaire précédent. A la grande surprise du Sushi, son partenaire s’excusa.
La vie du Sushi promet d’être bien plus passionnante maintenant qu’il a décidé d’extérioriser.
fév 27
Il ne faut pas croire que le Sushi délaisse sa santé. Non non. Le Sushi prend soin de sa personne. Mais pas comme tout le monde.
Le Sushi a été habitué à utiliser des alternatives naturelles et ancestrales pour se soigner. Ainsi, le Sushi croit en l’homéopathie et voit régulièrement un acupuncteur. Certains diront que le Sushi est stupide et crédule. A ceux-là, le Sushi répondra qu’il ne creuse pas le trou de la sécurité sociale. Lui.
Le Sushi n’est cependant pas stupide. Il ira consulter un “vrai” médecin si besoin est. Mais si le Sushi peut éviter d’ingérer des médicaments pour tout et n’importe quoi, il ne se sent que mieux.
Le Sushi fut un temps sous anxyolitiques. Parce qu’il le valait bien. Mais une vie sans émotions ne lui semblait pas une bonne idée, même si c’était très reposant. Le Sushi se sevra donc en un week-end et décida que les anxyolitiques étaient le mal. Dans son cas. Car le Sushi est égocentrique et ne parlera ici que de son univers.
Le Sushi fut un temps sous anti-dépresseurs. Même s’il ne le voulait pas. Mais un médecin lui avait assuré que c’était la seule solution pour le salut du Sushi, et la seule manière de convaincre un Sushi est de le menacer. Le Sushi prit le traitement une semaine. Mais une vie sans émotions et avec tremblements ne lui semblait pas une bonne idée, même si c’était assez drôle à observer. Il décida que les anti-dépresseurs étaient les enfants de Satan. Dans son cas. Alors il ne poursuivit pas, et changea de médecin. Et le Sushi rencontra son acupuncteur.
Certains diront que l’acupuncture a un effet placebo sympatique, et que le Sushi est niais. Certes il existe des charlatans, mais le Sushi est satisfait des effets que les aiguilles produisent sur sa personne. Et ne cherche d’ailleurs pas à convaincre. Le Sushi n’est pas un gourou. Mais maintenant le Sushi vit avec des émotions, ce n’est pas reposant, mais il appelle ça la vraie vie.