Où le Sushi hiberne

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En temps normal, le Sushi poste ses notes tôt le matin. Plus précisément, ses notes se publient toutes seules tôt le matin, le Sushi les écrivant la veille. Non pas que le Sushi fasse la grasse matinée, il n’a juste pas le temps le matin.

Prenons le programme d’un matin de semaine ordinaire.

- Le réveil sonne. Le Sushi grogne, s’étire, vérifie l’heure et décale le réveil de 30 minutes.

- 30 minutes plus tard, nouvelle sonnerie. Le Sushi grogne, s’étire, coupe le réveil, se base sur quelques techniques de yoga pour chat pour s’étirer la colonne (étape indispensable, le Sushi étant sujet aux coincements vertébraux à répétition) puis se lève.
Variante:
Couper le réveil et attendre d’être appelé par de bienveillants collègues vers 10h.

- Comme tout être vivant, le Sushi va faire un petit besoin dès qu’il se lève.

- Une fois définitivement debout, le Sushi se brosse les dents. Toujours à jeun et toujours la première étape de la journée (la pause pipi ne compte pas vraiment comme une étape, c’est une extension de la nuit de sommeil)

- Propulsion sous la douche. Chaude de préférence. S’il y a encore de l’eau chaude, dans l’hypothèse ou le Sel de sa vie soit passé avant. Savonnage de toute la bête dans ses moindres coins et recoins. On ne rigole pas avec la douche du matin.

- Séchage express et enfilage des sous-vêtements.

- Constatation des dégâts (cernes…) dans la glace et décision de se coucher plus tard ce soir.

- Attrapage de vêtements plus ou moins au hasard. Ne pas reporter exactement la même tenue que la veille, on pourrait penser que le Sushi a découché.

- Habillage en tentant de se rappeler de quelques règles élémentaires: on enfile les chaussettes avant de mettre les chaussures.

- Attrapage des clés de voiture et de l’appartement.

- Sortie de l’appartement, fermeture de la porte.

- Ouverture de la porte, attrapage du portable.

- Fermeture de la porte.

- Ouverture de la porte, attrapage du portefeuille et du badge professionnel.

- Fermeture de la porte.

- Ouverture de la voiture, allumage du moteur et de la radio.

- Une fois le moteur allumé, le Sushi se rend compte que la radio diffuse du rap. Changement pour France Info.

- Râlage sur la route à cause des imbéciles qui ne savent pas conduire. Le Sushi se calme généralement durant la chronique de David Abiker dont la voix l’apaise et le berce.

Ce programme est évidemment celui d’un Sushi actif. En vacances, le Sushi ne prévoit pas ses notes à l’avance, se lève vers midi du matin, et commence sa journée en lisant ses mails tout en sirotant un jus de citron pour se détoxifier de l’intérieur. Et découvre que ce qu’il a de plus précieux, c’est du temps.

Où le Sushi se rebelle

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Au début, le Sushi trouva ça drôle et coloré. Il se dit qu’ils se cherchaient une identité, un style, une tribu, un art de vivre loin des codes véhiculés par leurs ancêtres. Pourquoi pas. C’était gai et joyeux, bigarré et chorégraphié.

Puis ça devint lassant. Comme par exemple quand le Sushi faillit perdre un œil dans un escalator par la faute de mouvements impulsifs et désordonnés d’un jeune idiot qui n’avait pas compris que slim et surcharge pondérale ne faisaient pas bon ménage. Et qu’il était ridicule de danser avec les bras uniquement dans l’escalator d’un supermarché. Surtout quand on porte un gilet rose fluo. Et qu’on se prétend testiculé.

Depuis quelques temps, le Sushi développe donc une allergie à la Tecktonik. Sous toutes ses formes. Il paraitrait qu’on appelle aussi ça une overdose suite à une trop longue exposition au mauvais goût.

Quand il voit un jeune équipé de chaussettes aux poignets, il a envie de lui offrir un bon goût vestimentaire.

Quand il voit un jeune remuer des bras inutilement, il a envie de lui crier que les moulins, eux, ont une utilité. Dans le pire des cas, ils donnent du charme au paysage.

Quand il voit une coupe mulet + frange plaquée au gel + crête sur le haut du crâne, il a envie de sortir une paire de ciseaux et d’attaquer dans la masse.

Vous l’aurez compris, le Sushi développe une allergie à toute forme de Tecktonik.

Mais ils sont partout. Le Sushi fit d’ailleurs une lecture à un spécimen pour avoir son point de vue “Est-ce trop extrême? Incite-je à la haine tecktonicienne? Penses-tu que je te renie et ne t’aime plus?” Le spécimen lui répondit qu’il était facile de critiquer quand on ne savait pas danser et que le Sushi n’était que jalousie et aigreur de ne pas maîtriser les bases du hard jump jelly butter fly (tsoin tsoin) Le Sushi sut alors qu’il était parvenu à son but ultime: toucher le Tecktonik (bien que modéré) dans sa fierté et son honneur de danseur épileptique.

Dès que vous mettez un orteil dehors, vous en croisez un (ce blog est ce qu’on peu appeler un blog parisien dans le sens large de la géographie et malgré son auteur qui ne revendique absolument pas ce statut) Dès que vous voulez rentrer chez vous, assailli par des pensées meurtrières que vous sentez ne pas pouvoir contrôler bien longtemps, vous en trouvez un à la porte de votre immeuble. Comment, dans ces conditions, ne pas céder?

Le Sushi a aujourd’hui la solution. En vous inspirant de la vidéo suivante, aidez vous aussi un jeune qui s’agite au bord des quais à rejoindre un monde meilleur, où il pourra faire du jump style de nuages en nuages et se désarticuler sans risque réel pour sa santé et son entourage.

Ensemble, exterminons les Tecktoniks.


Où Perséphone s’occupe du Sushi

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Note courte, note brève, aujourd’hui le Sushi se fait coacher par Perséphone (et Batman) (oui, vous avez bien lu, Batman) (ben quoi, Batman, c’est quand même un grand homme)

Perséphone, elle fait du SOD (script on demand) et elle se plaignait de ne pas avoir de commandes d’histoires d’amour. Le Sushi lui en commanda une. Une grande, une belle, avec un Ange… et Batman.

Ça ne se raconte pas, ça se vit, et c’est ici.

Où le Sushi sauva une vie

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La dernière note concernant l’état de santé de Caïus était assez alarmiste. Suite à cette note, son état a empiré.

Un jour, le Sushi prit doucement le pot en main, et enleva délicatement les feuilles mortes. Caïus eut un frémissement en se retrouvant à moitié nu. Le Sushi lui parla tout bas, lui disant qu’il allait le soigner. Caïus ne sembla pas rassuré. Mais le Sushi est persuadé qu’une bonne communication est primordiale pour l’épanouissement des plantes vertes. Même quand la plante en question n’a plus de verte que l’appellation.

Après la séance d’épilation, le Sushi regarda Caïus, perplexe. Caïus, de son côté, tentait de préserver son intimité avec la moitié restante de son feuillage.

Soudain, le Sushi eut une illumination. Il se rappela de l’auteure de ses jours soignant ses bonzaïs avec amour et fermeté. Il se rappela de la technique de la noyade. Il frémit, mais se dit qu’il fallait tenter le tout pour le tout. De toute façon, ce ne pouvait pas être un lupus.

Le Sushi saisit le pot en faïence de Caïus. Il vérifia que le pot en plastique à l’intérieur ne collait pas totalement aux bords. Il tenta en vain de rassurer Caïus qui commençait - à juste titre - à craindre pour son étanchéité. Il lui rappela que son statut de plante verte lui permettait de se nourrir par les racines et de respirer par les feuilles, et qu’il n’allait pas lui mettre les feuilles sous l’eau. Et que s’il était gentil, il aurait de l’engrais.

Le Sushi ouvrit le robinet. Maintint le pot de Caïus fermement sous le jet. N’arrêta le robinet que lorsque l’eau déborda. Reposa le pot sur la paillasse de l’évier. Quitta la pièce.

15 minutes plus tard, il revint et vida le surplus d’eau. Caïus fut presque déçu, il commençait à maîtriser la brasse.

Quelques jours plus tard, le Sushi remarqua que de nouvelles feuilles mortes jonchaient le coin réservé au ficus. Il entreprit donc, la mort dans l’âme, de finir d’épiler Caïus. Finalement, c’était peut-être bien un lupus, ou alors des rayons auraient pu le sauver… Quand soudain…

Sous les feuilles mortes, 4 feuilles fraîches et resplendissantes de santé étaient apparues. Au bout des branches, de nouveaux bourgeons bourgeonnaient. Même Caïus cessa de protester et de clamer le droit à son intégrité physique et le respect de son intimité en voyant ses nouveaux appendices.

Il était sauvé.

Où le Sushi côtoie un alambic

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Parfois, le Sushi se dit que sa dépression sera toujours belle et étincelante tant qu’il sera aux côtés du Sel de sa vie. Le dernier “parfois” date de quelques jours…

Le Sushi était dans une position assez critique, sa dépression étant agressée par un nouveau phénomène interne: le stress. La dépression du Sushi n’est pas partageuse, tout comme celui qu’elle squatte, elle aime prendre toute la place au lit et emplir à elle seule les pensées du Sushi. Devoir cohabiter avec un stress n’était donc pas à son goût. Le Sushi se dit donc que le Sel de sa vie devrait réussir à faire baisser son niveau de stress en lui disant des paroles douces et réconfortantes. Ou en lui disant de ne pas stresser, que c’était totalement ridicule et puéril.

Mais le Sel de sa vie avait une sortie prévue avec quelques amis, et laissa donc le Sushi seul avec son stress envahissant et sa dépression qui commençait à bouder sévère de ne plus avoir le premier rôle. Le Sushi fut stoïque, il se dit qu’il pourrait gérer la situation.

A minuit, ne voyant pas le Sel de sa vie revenir, le Sushi se coucha. Et envoya un charmant SMS du type “Bon ben t’es pas rentré, bonne nuit, je ne t’attends plus, je suis crevé et demain j’ai une grosse journée.” Tant de romantisme condensé peut effrayer certains, mais le Sushi tenta. Read the rest of this entry »

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