Où le Sushi affronte l’histoire de la vie

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Et son cycle éternel. Que le Sushi heurta de plein fouet récemment.

Quand une fluette collègue s’approcha de lui, le Sushi sentait qu’il y avait de la révélation dans l’air. Il cessa toute activité et mit en marche son radar à informations.

Quand il la vit prendre sa respiration et chercher ses mots, il sut que c’était du lourd. Il se cala dans son siège.

Quand elle dit “Après ce que Sushi vous a dit…” il sut que c’était du très lourd (le Sushi ayant fait récemment un coming out fracassant dont il reparlera - teasing spécial pour Pink Lady)

Quand elle annonça qu’un alien squattait son utérus depuis maintenant 3 mois, la sensibilité du Sushi reprit le dessus. Ses yeux se braquèrent immédiatement sur son ventre. il chercha à déceler un signe visible. Sur une allumette, quoi de plus facile? Beaucoup de chose, l’alien semblant se faire discret.

Le Sushi fut fort et résista à son instinct premier: plaquer les mains sur le ventre de l’Allumette, voire même une oreille. Il se rappela qu’à 3 mois, une cacahouète planquée dans un uterus n’est pas encore au stade de développement dit du tir au but. Il se contenta donc de sourire bêtement en félicitant la future maman.

Où le Sushi étudie

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Après sa première confrontation avec les perruches, le Sushi continua assidûment à parfaire son éducation. Il apprit consciencieusement ses leçons. Il rendit de petits bijoux d’analyse et de pertinence. Il maîtrisa rapidement jargon technique et calculs complexes.

Mais cela l’ennuyait.

Car concrètement, dans sa vie professionnelle, il n’avait pas besoin de ces connaissances. Qui certes étaient toujours un plus, mais absolument pas nécessaires.

Le Sushi décida de feinter. En s’inscrivant à l’examen de première année, mais en oubliant de s’inscrire en seconde année de formation. Vous avez dit fourbe? Mais non voyons, le Sushi était en vacances, il n’y pensa pas…

Sa hiérarchie sembla s’inquiéter de ce manque de motivation. Le Sushi les rassura: il serait plus utile en venant travailler. Sa hiérarchie sembla s’inquiéter de son avenir au seins de l’entreprise. Le Sushi ne les rassura pas, il avait mis en oeuvre le plan B…

A suivre

Où le Sushi nage en eaux troubles

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Quand le Sushi arriva, il sut que quelque chose allait de travers. La Perle le regardait avec crainte, semblant chercher les bons mots. Elle se tortillait sur son siège d’un air gêné. Le Sushi comprit que la Perle lui cachait quelque chose. Il lui demanda avec tact et délicatesse d’accoucher. La Perle se lança.

- Tu sais Sushi, hier, quand tu n’étais pas là…
- Et que je dormais pendant que vous étiez en train de trimer, oui?
- Tu te rappelles le dossier avec l’Orque, là où il y avait eu boulette…
- Là où j’avais fait une boulette, tu peux le dire, j’assume…
- Et bien il y a eu ça et un fax que tu as passé…
- … au service concerné, au lieu de faire la facilité, comme l’Orque le fait habituellement, la dernière fois j’ai passé 3 jours à récupérer le dossier, oui?
- L’Orque s’est énervé.

Jusque là rien d’anormal, sauf si on considère que l’Orque n’est pas des plus délicats et aime assaisonner ses opinions d’adjectifs aussi divers que variés.

Le Sushi respira et demanda:

- Quels furent les qualificatifs? Read the rest of this entry »

Où le Sushi retourne à l’école

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Après les charmants encouragements hiérarchiques visant à convaincre le Sushi de continuer son instruction, il se retrouva un beau jour d’automne dans une salle de classe.

Enfin pas vraiment une salle de classe. Plutôt un hôtel. La salle de conférence d’un hôtel. Le Sushi ayant le choix entre “des salles de cours glauques en plein Bronx” et “des salles de conférences dans 2 hôtels de lointaine banlieue” préféra affronter les bouchons matinaux pour atterrir en rase campagne (ou presque) que risquer sa vie.

Lors du premier cours, il eut quand même un doute. Certains étaient bien jeunes. Certains semblaient sortir du lucée. Après vérification, certains sortaient à peine du lycée. Après un cours, certains semblaient être mentalement resté au collège.

Au fait, j\'t\'ai raconté mon week-end?

Cela commença par du brouhaha. Mais pas un brouhaha discret. Le brouhaha d’une bande de perruches qui connaissaient déjà les notions abordées, suffisamment pour se permettre de caqueter joyeusement. Le Sushi, quant à lui, nageait en plein délire technique face à des chiffres, des calculs et des formalités auxquelles il n’avait jamais pensé, car ne concernant pas directement son travail. Mais tant qu’à être là, autant apprendre quelque chose et rentabiliser cette journée autrement qu’en se racontant le dernier week-end.
A la fin de la journée, le Sushi se sentait épuisé. A la fin de la journée, le Sushi entendait le moindre murmure résonner dans sa tête. A la fin de la journée, le Sushi voulut étriper les perruches.

Où le Sushi survit à deux attentats - Drame en deux parties - Seconde partie

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Après sa prouesse tant sur le plan technique que sur le plan artistique, le Sushi se dit que son potentiel maximal de comique de situation avait été atteint pour la journée. Mais c’était sans compter sur son potentiel de comique de répétition.

Une fois l’heure du déjeuner arrivée, le Sushi rejoignit la Pile Electrique. La Pile Electrique travailla pendant un temps avec le Sushi, et ils sont restés en excellents termes, au point de déjeuner ensemble tous les midis. Il lui narra donc sa traversée épique et son dénouement heureux, n’omettant pas de préciser qu’il sentait que cette journée serait chargée en émotions. Il faut dire que parfois, le Sushi a des prémonitions.

Après s’être restauré, le Sushi et la Pile prirent l’ascenseur pour aller se chercher un café infect. Ils redescendirent ensuite au rez de chaussée. Ils passèrent des portes automatiques et se retrouvèrent dans le sas. Le Sushi tenait son café dans la main gauche (détail important). La Pile ouvrit le battant gauche de la double (et lourde) porte en verre. Elle sortit. Le Sushi commença à la suivre. La Pile lâcha la porte. Le Sushi eut soudain l’image de la porte dans sa figure. Dans un mouvement de défense désespéré, il tenta d’amortir le choc avec son coude gauche.

L’impact fut violent. Le Sushi ne parvint pas à l’amortir. Il vit au ralenti le café s’agiter dans le gobelet. Il fit un bon désespéré dehors en éloignant le gobelet en question de sa petite personne. Il poussa un cri bestial quand le café traversa sa chemise.

La pile se retourna, l’air étonné. “Quoi?” demanda-t-elle au Sushi. “AAAAaaaaahhhh Café chemise souffrance AAaaarrrghhhhh” parvint-il tout juste à articuler avant de rentrer en courant s’éponger à l’eau glacée.

Quand il revint siroter le reste de son café, la Pile avait fait le rapprochement entre le cri, la tasse, la chemise et la flaque devant la porte. Elle semblait toute confuse. Le Sushi la rassura tant qu’il le put dans ces circonstances douloureuses, il survivait. Et portait ce jour-là une chemise noire.

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