Où le Sushi devient Souchi malgré lui

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Hier, le Sushi s’est inscrit sur Facebook. Plus précisément, le Sushi implora So Long - avec qui il avait un échange de mails - de lui créer un compte FaceBook, le site et son ordinateur personnel étant tous deux récalcitrants à l’idée de le laisser s’ouvrir au monde. Le site en lui disant qu’on ne pouvait décemment pas avoir des parents qui vous appellent Sushi Dépressif à la naissance, son ordinateur en affichant des messages d’erreur tels que “could not open socket”. Le Sushi ne porte jamais de socquettes. Le Sushi demanda donc à So Long de l’aider à contourner ces obstacles.

So Long accepta immédiatement. Car So Long est le Bien incarné (tant qu’il n’a pas reçu l’email de confirmation, le Sushi Flattera So Long dans le sens du poil, qu’elle doit avoir doux et brillant) elle ne pouvait qu’accepter.

Après la décision sans appel sur son identité, le Sushi fut vexé. So Long l’appela donc Souchi. Il se sentit quelque peu dénaturé. Mais il comprit qu’il n’avait pas le choix. Facebook eut la délicatesse de ne pas critiquer son nom de famille. Certains sont bien pires.

Lors du recopiage du cope de validation, So Long partagea son hilarité avec le Sushi: le code à valider était “giving therapy”. Le Sushi se dit que Facebook lui envoyait un signe, mais que tel Amy et sa rehab, il dirait no no no. Il comprit alors que si So Long est le bien, Facebook est le mal. Et cela lui fit peur.

Le Souchi (que c’est laid) vous remercie de votre attention et s’en va remplir son profil. En vous souhaitant une agréable mousson.

Où le printemps fait des ravages

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Le Sushi soigne sa dépression. Dans le sens où il y tient. Sa dépression est sa fidèle compagne, et il ne tient pas à se séparer d’elle. Avec le temps, il s’y est attaché, et ne veut plus vivre sans. Même avec un partenaire dans sa vie, il a instauré une sorte de ménage à trois. Ou plutôt à quatre, le Sel de sa vie ayant lui aussi sa dépression personnelle.

Le problème principal du Sushi est qu’avec le retour des beaux jours, sa dépression a tendance à se terrer au plus profond de lui-même, et à se faire plus que discrète. Ce qui le perturbe.

Le Sushi fuit donc le soleil, ennemi de sa dépression. Et envie le Sel de sa vie qui est toujours aussi dépressif quelle que soit la température extérieure. Le Sel de sa vie mettant rarement le nez dehors, c’est bien plus facile pour lui. Le Sushi se dit qu’il devrait l’imiter et ne plus sortir. Mais le Sushi a tout de même un semblant de vie sociale, à laquelle il tient finalement.

Pour passer ce délicat cap printanier, le Sushi a ainsi décidé d’être de mauvaise humeur au moins une fois par jour. Afin de garder l’habitude et de prouver à sa dépression qu’il ne l’oublie pas. Parce qu’un Sushi sans dépression, est-ce encore vraiment un Sushi?

Où le Sushi se tait

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Vendredi le Sushi fut silencieux, et il s’excuse auprès de ses quelques lecteurs pour son absence. Il sait qu’ils ont désespérément scruté leur Netvibes en se demandant ce qui lui était arrivé. Quelque chose d’horrible à n’en pas douter. Un drame sushesque très certainement.

En fait, vendredi, alors qu’il travaillait, le Sushi reçu un SMS du Sel de sa vie lui ordonnant de se reposer quand il rentrait, afin qu’ils sortent ensemble le soir. Le Sushi fut surpris, le Sushi fut ému, le Sushi fut heureux. C’était leur première sortie à deux. Et celle-ci fut réussie.

Le Sushi reviendra donc lundi avec de nouvelles aventures trépidantes. Et vous remercie de votre attention.

Où le Sushi tremble

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Le Sushi travaille, il le faut bien. S’il n’y avait que lui, il ne se lèverait pas le matin, car c’est épuisant. De plus, il se demande encore si le ratio heures travaillées / paye versée vaut vraiment le coup. Mais dans une société où l’inactivité est relativement mal perçue, et où le fait de travailler est une chance, le Sushi ne se plaint pas. A haute voix.

Le Sushi a un côté contestataire atrophié au fond de lui. Même si en apparence il est taillable et corvéable à merci, en son for intérieur, il bouillonne. Il a du mal à suivre les ordres d’une hiérarchie pas toujours compétente. Il a du mal à expliquer durant des heures des technicités que ses supérieurs devraient eux-même maîtriser. Il n’éprouve aucun respect pour son N + 2 qui allie connaissances techniques aléatoires et techniques de management catastrophique. Le tout saupoudré d’arrivisme primaire et d’une incapacité chronique à prendre la défense de ses inférieurs. Cela fait beaucoup pour une seule personne.

Ainsi, l’idée de l’entretien annuel le faisait doucement rire. Mais pas trop cependant. Car de cet entretien dépendait son augmentation ainsi qu’un petit bonus (dont le montant - ridicule - est laissé à l’appréciation des supérieurs) Ce qui permettrait peut-être enfin de se dire que le Sushi se lève pour quelque chose le matin.

En entrant dans le bureau de N + 2, le Sushi était quelque peu tremblant, ne sachant pas à quelle sauce il serait mangé. Car tout taillable et corvéable qu’il soit, le Sushi n’hésite pas à dire quand quelque chose ne va pas, et ça ne plaît pas forcément.

Le Sushi resta anesthésié durant 30 minutes. Car contrairement à ses craintes, l’entretien se passa merveilleusement. Sa hiérarchie vanta ses qualités tant professionnelles que relationnelles. Sa hiérarchie vanta son implication. Sa hiérarchie vanta la forme de perfectionnisme dont il faisait parfois preuve. Pour le remercier, sa hiérarchie assena le coup fatal: elle lui accorda une augmentation de 80€ (nets) par mois.

Où le Sushi parle danse classique

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Vendredi, le Sushi fut musical. Il fit l’éloge de Christopher Walken et vanta ses qualités exceptionnelles de danseur. Mais il est un autre grand acteur qu’on ne peut oublier quand on parle de chorégraphie frisant l’anthologique. Un acteur plus connu pour ses rôles cérébraux que pour son jeu fin et subtil. Un acteur qui a refusé de rejoindre l’Opéra de Paris (excusez du peu) pour se consacrer à sa véritable passion: le cinéma. Un acteur comme on en voit peu, doublé d’un philosophe.

Le Sushi se doute que ses lecteurs se demandent qui est ce mystérieux personnage, qui peut allier la grâce d’un petit rat au talent d’une légende du cinéma, tout en restant fin et spirituel.

Comme le Sushi n’est pas cruel, il ne fera pas réfléchir son lectorat trop longtemps.

Juste un petit peu.

Pour voir si quelqu’un trouve.

Si quelqu’un a au moins une vague idée.

Ou même une piste.

Le Sushi parle de Jean Claude Van Damme.

Non, le Sushi n’a pas honte, merci. Le Sushi assume. Certes, la piste du ballet classique était trompeuse. Certes, la philosophie selon Van Damme nécessite d’absorber des substances illicites pour bien saisir le fond de la pensée et parvenir à l’awaritude. Certes, ses talents d’acteur reposent essentiellement sur son grand écart facial.

Il n’empêche qu’à l’instar de Christopher Walken, JCVD offre une performance tant physique que chorégraphique qui ne peut être niée. Surtout quand il ouvre une porte d’un délicat mouvement du pied. on sent très nettement l’influence de Patrick Dupond.


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